dimanche 5 juillet 2015

A l'école de Fontainebleau


Je viens d’effectuer un stage loin des montagnes, au flambant neuf Citésports, de Fontainebleau, du Centre National des Sports de la Défense (CNSD). L’ancien nom de ce site d’exception – l’Ecole Interarmée des Sports, et ses célèbres Bataillon de Joinville – vous dira peut être quelques chose, car c’est ici que se sont écrites quelques-unes des plus belles pages du sport tricolore.

Pour une semaine, nous étions donc réunis, l’équipe de France féminine de ski de fond au complet, avec Alex Rousselet, Coraline et moi même. Car oui, vous avez bien lu : ça y est, c’est officiel, nous avons un nouveau coach pour l’équipe de France féminine pour la prochaine saison en la personne d'Alex. L’Armée nous aide beaucoup, elle nous donne un statut, un salaire et, avec Alex, nous apporte un entraineur au sein de la Fédération pour la prochaine saison.


Avec Alex Rousselet, notre nouvel entraineur
Nous avons profité des installations de cette nouvelle cité sportive pour faire de la musculation, de l’escalade en salle, de la course à pied entre les blocs légendaires de la forêt de Fontainebleau. Et, surtout, bénéficié de la fraicheur de la piscine pendant les trois journées de canicule.

A très bientôt pour vous en dire plus sur la suite de ma préparation estivale qui, cette année, se poursuivra sur un terrain totalement inédit.

Anouk

dimanche 28 juin 2015

Deux pour le prix d'une

Après un stage d'une semaine à Prémanon, avec Coraline, le groupe Coupe du Monde des garçons et les biathlètes, j'ai sauté dans mes baskets samedi 20 juin en fin d'après midi pour m'attaquer à la montée du Morond.

Une semaine plus tard, le vendredi 26 juin, direction Chamonix, pour une nouvelle course verticale.

Dans la montée du Morond (merci Jérome de Nordic !)

Ces courses constituent pour moi les premières intensités de ma préparation estivale. C'est le moment de faire monter un peu le rythme de mon coeur et d'aiguiser mon esprit de compétition ! Enchaîner ces deux verticales en moins d'une semaine, me permet de faire quelques comparaisons :

- j'ai mis 20 minutes et 23 secondes pour rallier Métabief au sommet du Morond (400 mètres de dénivelé), contre 50 minutes et 51 secondes  entre  Chamonix à Plan Pratz (1 000 mètres).
- je l'emporte à Métabief, sur une belle course populaire, et termine 16ème à Chamonix, sur un Championnat d'Europe.
- j'ai préféré courir dans les reines des bois du Mont d'Or que dans le chemin caillouteux du Massif des Aiguilles Rouges.
- dans le Doubs, j'ai aimé les encouragements des amis, en Haute Savoie, j'ai adoré l'ambiance survoltée du public international.
- sur les deux courses François Gonon l'emporte et fait exploser les chronos.
- à Chamonix, après 200 mètres d'ascension (tous les 100 sont balisés), j'ai fait un rapide calcul, : il me restait deux montées du Morond à faire.
- dans les deux verticales, je suis allée au bout de moi-même... quel bonheur !

Take Care, Enjoy Summer,

A*

vendredi 29 mai 2015

Mountain Day on the Mont d'Or

Avec l'association Moutain Riders, la campagne de ramassage des déchets en territoire de montagne est lancée. Le rendez vous est donc fixé au samedi 6 juin à 9 heures 45 au pied des pistes de Métabief.

Cette journée écocitoyenne présente plusieurs avantages, voici les principaux : 

- pas besoin de monter en haut à pied, vous bénéficierez de la montée gratuite en télésiège!
- vous admirerez une vue à couper le souffle sur la chaîne des Alpes.
- cette année nous avons commandé le beau temps, laissez vos cirés et bottes en caoutchouc au placard.
- une collation serra offerte par la mairie de Métabief aux bénévoles pour les remercier.
- ambiance de folie assurée, amenez vos pique-nique pour prolonger le plaisir.
- cette année, vous aurez la chance de rencontrer la Guest star, Xavier Thévenard, vainqueur de  la Transju'trail, de l'UTMB, la CCC, la TDS et j'en passe.... qui vient m'épauler dans la tache de parrain de l'association.
- pour tout les chineurs de brocantes, ne cherchez plus : vous pourrez repartir avec ce que vous avez trouvé sur place ; des veilles roues de vélo, des gants esseulés ayant passé une partie de l'hiver sous la neige, des ski en bois, et autres mégots de cigarettes...
- enfin et surtout vous aurez le plaisir de rendre propre notre terrain de jeux d'été comme d'hiver qui nous est si cher!

Venez nombreux et... si nous sommes assez, nous pourrons peut être nous aventurer pour la première fois en sept ans sur les pistes de Troupézy.

Merci d'avance pour nos montagnes,

Anouk et la Moutain Riders Team





dimanche 24 mai 2015

Rentrée des classes

Nous n'avons pas attendu le mois de septembre pour faire notre rentrée. Depuis début mai je m'entraine à la maison, et ai retrouvé à Chamonix, le temps d'une petite semaine ma coéquipière Coraline Hugue pour notre premier stage d'entrainement encadré par l'EMHM.

Avec Coraline, nous avions oublié qu'il faisait froid en montagne.
Que dis-je, nous n'avons pas attendu septembre... mais les temperatures nous ont rappelé le froid de l'automne ! Nous finissions les séances de VTT les doigts de pieds gelés, et trouvions les flocons et la neige sur le Plan de l'Aiguille ou la gare d'arrivée du Montenvers. Avec les aiguilles de Chamonix pour décors, une belle ambiance pour lancer la prochaine saison.


La suite dans quelques semaines, à bientôt, Anouk******

Les illustrations de la vallée par Charlie Adam


dimanche 12 avril 2015

Spring time

Je vous ai laissé voici un mois dans un paysage enneigé, à courir par monts et par vaux. Je vous retrouve aujourd'hui dans un paysage printanier et beaucoup plus calme... La neige a donc fondue, l'eau à coulé sur les ponts, je prends donc le temps de vous raconter mon dernier mois de l'hiver.

Depuis, j'ai donc eu le temps depuis de boucler la saison internationale, avec la finale de la Coupe du Monde à Oslo. Toujours dans une ambiance de folie, cette course s'est déroulée dans une chaleur printanière. La neige un peu trop chaude collait sous les skis et ne nous a pas aidé à boucler ce 30 kilomètres rapidement. Peut importe : j'ai profité de ce format qui me plait toujours autant pour prendre une belle 18ème place.

Hors des frontières toujours, j'ai découvert la ville de Boden dans le nord de la Suéde avec l'Equipe de France militaire de ski. Avec trois courses, dont une découverte du ski orientation, je reviens avec trois médailles autour du cou, de tout les métaux proposés. (Or par équipe en ski de fond, argent en team sprint avec Coraline Hugues et bronze par équipe en ski orientation avec Fanny Roche).

Le résumé des Championnats du Monde militaires de ski de Boden (Suède)
réalisé par l'Emhm de Chamonix

A l'intérieur des frontières cette fois, j'ai enchainé deux week-end de championnats de France. J'ai pris une 2ème et une 3ème place sur le skiathlon et le 10 kilomètres classique, mais surtout j'ai partagé mon effort avec les jeunes de mon Club et de mon Comité lors des relais au col de Porte et à La Feclaz.

Si le début du mois d'avril sonnait la fin des compétitions, la neige était encore là... J'ai donc troqué mes skis de fond contre ceux d'alpin pendant deux semaines dans la vallée de Chamonix. Ce fut l'occasion de parfaire ma technique de dévaleuse de pentes. Et, quand on y met l'envie et l'énergie, tracer des courbes dans les pentes fait plus mal aux jambes que d'avaler les kilomètres en ski de fond.

Le Mont Blanc
Cette fois, les skis sont nettoyés et bien rangés. J'en profite maintenant pour regarder pousser les fleurs et verdir l'herbe avant de remonter sur mon vélo !

A trés vite,

Anouk

lundi 9 mars 2015

Engadine Skimarathon


J’ai pris le départ dimanche matin d’une course que j’affectionne tout particulièrement depuis quatre saisons de suite : le Marathon de l’Engadine.

Tout est possible sur le parcours roulant de 42 kilomètres, entre le col de Maloja et S-Chanf, le pire comme le meilleur. Après avoir gagné la course en 2012, pour ma première participation, j’ai cumulé le manque de forme ou du chance sur les éditions suivantes et n’ai pas réussi à remonter sur la plus haute marche du podium. Je savoure donc d’autant plus ma victoire de dimanche, avec un scénario de course parfait pour moi.



La course est partie très vite. Et, dès Pontrezina je me suis retrouvée avec un groupe de 30 garçons, mais avec mes principales concurrentes pour le podium. J’ai un peu payé deux accélérations pour des sprints intermédiaires, mais j’ai réussi à bien récupérer pour garder suffisamment de fraicheur, de force, pour les quatre derniers kilomètres et surtout pour l’emballage final.

Si la dernière ligne droite a permis de me départager de Riitta Roponen, Caitlin Gregg, la course se joue à chaque instant, sur les 42 kilomètres du parcours. Comme dans une course de vélo, il faut toujours jouer placée, rester vigilantes pour éviter la chute ou la casse de bâton (ce qui ne m’est pas arrivé cette année !).

Une course comme l’Engadine ne peut se gagner seule, c’est une course d’équipe. Pour le fartage, la logistique, l’assistance, l’hébergement, le ravitaillement, les pointages, les encouragements, il est essentiel d’être bien entourée. Et si j’ai pu participer au Marathon de l’Engadine, c’est surtout grâce à l’équipe du Team Haute Savoie Nordic (HSN). Sans le Team HSN, qui m’a accueillie le temps du week-end dans les Grisons, je n’aurais jamais gagné la course. Et je tiens à les remercier.


Je rapporte de l’Engadine une belle paire de cornes de bouquetins, mais surtout de la confiance pour la dernière partie de la saison. Le plateau était relevé cette année et j’avais à cœur de m’imposer sur ce marathon.

Je suis heureuse d’avoir célébré la journée internationale de la femme par cette belle victoire. Mais ce qui me réjouit d’autant plus, c’est que la performance du jour revient à Marie Dorin qui a remporté dimanche son deuxième titre dechampionne du Monde (après le sprint samedi) à Kontiolahti (en Finlande), quelques mois après être devenue maman d’une petite Adèle. La nouvelle de sa performance m’est venue jusqu’en Engadine.


Une Marie rayonnante, photo AFP/ Kirill Kudryavtsev
Après quelques jours à Pontarlier, je m’envole jeudi pour Oslo, pour retrouver la terre mythique de Holmenkollen et ouvrir le dernier chapitre de la saison.

Tout de bon,

A**************


vendredi 6 mars 2015

Suède : troisième semaine


J’ai atterri à Genève vendredi midi, après trois semaines pleines en Suède. J’ai pu enfin vider ma valise. Et maintenant que le petit poney rouge gagné pour ma cinquième place au 10 kilomètre skate a rejoint celui qui figure sur le bandeau de mon blog, c’est l’heure pour moi de dresser un premier bilan de ces mondiaux de Falun.

La remise des prix, photos Andreas Rösler
Depuis mes premiers mondiaux, Val di Fiemme 2013, j’ai l'impression de mieux gérer la préparation. J’ai réussi à planifier différentes étapes pour monter progressivement en puissance et atteindre mon pic de forme pour le grand rendez-vous de Falun.

Le matin de ma premiere course, le 21 février pour le skiathlon, je me suis sentie un peu esseulée, seule française dans ma combinaison de l’Equipe de France (aux couleurs kazakh) au départ. J’ai eu une attaque un peu délicate en classique. Même si j’ai perdu le groupe, j’ai vite retrouvé mes sensations en skate, pour terminer la course en confiance sur mon état de forme.

Mardi 24 février, j’étais ravie d'être au départ d'un vrai 10 kilomètres, sans avoir à effectuer deux fois la même boucle et repasser deux fois au même endroit. Le parcours était comme je les aime : assez exigeant, avec des montées bien raides et plusieurs parties dans lesquelles j’ai pu exprimer mes qualités de glisseuses. Avec de bons skis, le dossard 5, je me suis donc élancée avec Kikkan Randall en ligne de mire. Je l’ai reprise au bout de six kilomètres et, portée par les encouragements des spectateurs aux bonnets rouges et jaunes et par les supporters français qui avaient fait le déplacement (ils et elles se reconnaitront), je n’ai pas coupé mon effort.

Photo Andreas Rösler
Mise en confiance par mon entraineur et le staff, portée par une belle dynamique de groupe, j’ai ainsi pu réaliser la meilleure performance de ma carrière sur le circuit mondial (avec dans un coin de la tête la leçon de mon aîné Hervé Balland qui, en 1993, avait décroché sur ces mêmes terres un titre de vice-champion de Monde). Bien sûr, j’ai bénéficié d’une situation de course et de conditions météorologiques que l’on ne rencontre pas souvent. La porte était ouverte et j’avais les jambes ce jour-là pour saisir ma chance, alors je l’ai fait !

Au delà de cette performance, qui est faite pour être battue le plus vite possible, je retiens qu’en sport, les résultats se construisent sur la durée. Alors que rien ne me souriait en décembre, que je n’étais pas satisfaite de mon niveau, je ne me suis pas démobilisée et ai trouvé la force pour ne rien lâcher et rebondir trois mois plus tard. Tout ça grâce à ma détermination, le soutien de mon entraineur, des copines de l’équipe de France, du staff, et de mes proches.

Photo l'Équipe, Nicolas Luttiau
En relais, le jeudi 26 février, même si le résultat n’a pas été au rendez vous, j’ai vécu un beau moment également. Nous avons la satisfaction de pouvoir aligner une équipe en relais sur ce rendez vous mondial. Et cette course difficile a soudé encore plus fort notre équipe. Notre histoire collective n’est pas finie.

De ces mondiaux sur les terres rouges de Falun, il y a eu du beau pour le ski de fond en particulier, avec les médailles des garçons, et le nordique en général, entrainé par les combinés nordiques.

J’ai donc repris l’entrainement dans le Haut Doubs depuis une petite semaine avant de retrouver Saint Moritz et sa région le week-end qui arrive.

A très bientôt, tout de bon !

A